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Soutenance de thèse de Maha Ben Jaballah

Soutenance de thèse

Maha Ben Jaballah soutiendra sa thèse intitulée "Investissement numérique et performance économique et environnementale des exploitations agricoles " le vendredi 19 décembre 2025 à 9h (Amphi Rachel Carson (EB) – Institut Agro Rennes-Angers, Campus d’Angers).

Maha Ben Jaballah soutiendra sa thèse devant un jury composé de :

  • Stéphane Lemarié (INRAE), rapporteur
  • Isabelle Piot-Lepetit (INRAE), rapporteure
  • Magali Aubert (INRAE), examinatrice
  • Damien Rousselière (Institut Agro Rennes-Angers), référent établissement
  • Aude Ridier (Institut Agro Rennes-Angers), directrice de thèse
  • Karine Daniel (ESA Angers), co-directrice de thèse

Résumé

Soumise à des pressions environnementales, économiques et institutionnelles croissantes, l’agriculture européenne voit dans le numérique un levier de compétitivité et de durabilité. Toutefois, sa diffusion reste inégale, et le coût total supporté par les agriculteurs demeure largement sous-estimé dans les analyses actuelles. Cette thèse analyse l’investissement numérique agricole, ses déterminants et ses effets sur la performance des exploitations. Elle clarifie d’abord le concept d’investissement numérique en élaborant une classification en quatre formes : unitaire, complémentaire, intégré et d’expansion. Un indicateur composite du coût total de possession (CTP) est développé pour mesurer le poids de ces investissements, en intégrant les dépenses d’acquisition, de maintenance, d’abonnement, de formation et d’externalisation. Cette approche permet de distinguer trois niveaux d’investissement (faible, moyen et fort) et d’analyser leur répartition selon les profils d’exploitation. Les résultats montrent que l’adoption numérique varie fortement : les exploitations de grandes cultures et de viticulture privilégient des niveaux d’investissement faibles à moyens, tandis que les élevages porcins et avicoles tendent vers des niveaux plus élevés. Une étude d’impact conduite en viticulture révèle que les investissements numériques faibles et moyens peuvent contribuer à réduire l’usage de produits phytosanitaires, sans effet immédiat sur la productivité.